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    Notre histoire

    26/8/2016

    Le succès d'une entreprise tient avant tout aux hommes et aux femmes qui mettent leurs talents à son service.

    C'est ce principe fondamental qui a guidé Peter et Olaf Harken, il y a près de 50 ans, lorsqu'ils ont fondé Harken/Vanguard dans le sud-est de l'État du Wisconsin, une région agricole connue pour ses hivers rigoureux. Depuis, le rêve un peu fou de ces deux frères s'est mué en une société possédant des bureaux dans le monde entier et s'appuyant sur un réseau international de distributeurs. Harken est désormais présent sur les événements les plus prestigieux, tels que la Coupe de l'America, la Volvo Ocean Race et les Jeux olympiques. Ses poulies, chariots d'écoute, winchs et systèmes hydrauliques équipent toute sorte de voiliers, des petits dériveurs aux plus grands mégayachts. 

    L'histoire de Harken est pleine de tournants, de revirements, de succès et de réinventions, mais au fil de ces années, l'entreprise n'a cessé de lutter contre l'immobilisme sans jamais renoncer à son engagement envers l'excellence.

    Les débuts

    History - Peter boatbuilding

    Peter et Olaf Harken sont nés en Indonésie au début de la Seconde Guerre mondiale d'un père néerlandais et d'une mère suédoise. 

    L'Indonésie est attaquée par le Japon en 1941. Peter, Olaf et leur mère parviennent à échapper aux bombardements nocturnes et se réfugient à Bornéo. Leur père, Joe, alors représentant pour Caterpillar Tractor Company en Asie, rejoint la petite armée néerlandaise et combat les Japonais jusqu'à ce qu'il soit capturé. Il n'est libéré qu'après cinq années de prison, à l'issue de la guerre. Entre-temps, Peter, Olaf et leur mère, Ulla, vivent à Bornéo, avant d'embarquer avec les troupes militaires pour la Nouvelle-Zélande où ils restent un an, puis pour l'Australie qu'ils habitent également un an. Ils finissent par rejoindre San Francisco en 1944. Après la guerre, en 1946, ils s'y trouvent miraculeusement réunis avec Joe.

    Toute la famille se rend à Peoria, dans l'Illinois, siège de Caterpillar, et vit ensuite quelques années à Larchmont, dans l'État de New York. Joe a alors l'opportunité de s'installer aux Philippines afin de développer et de fournir du matériel de terrassement lourd à un pays détruit en pleine reconstruction.

    Inscrits à l'école américaine internationale de Manille, Peter et Olaf passent toute leur scolarité aux Philippines, jusqu'à leur entrée à l'université aux États-Unis.

    « Nous avons tous les deux obtenu une bourse sportive en natation grâce à nos nombreuses années de compétitions aux Philippines », explique Olaf, qui a étudié l'ingénierie industrielle au Georgia Institute of Technology d'Atlanta, en Géorgie. Peter entre quant à lui à l'université du Wisconsin, à Madison. Initialement intéressé par l'ingénierie, il finit par décrocher un diplôme en économie internationale. « C'était pour moi un moyen plus rapide de terminer les études et d'entrer dans la vraie vie », confie-t-il.

    Peter rejoint les clubs de voile, ski, canoë en eaux vives et escalade, et la pratique de la voile sur eau et sur glace lui fait rapidement négliger ses cours. Il dilapide l'argent de ses études dans le sport, les filles et autres activités oisives, ce qui lui vaut les remontrances de son père qui lui intime de se débrouiller tout seul, refusant de débourser de l'argent pour qu'il s'amuse. Peter embarque alors dans sa guimbarde, une Chevy de 1951, avec ses skis, son chien, une trentaine de sandwiches au beurre de cacahuète et à la confiture, ainsi que 50 $ en poche, et fait route vers le Colorado où il passe tout un semestre entre petits boulots et pistes de ski.

    De retour dans le Wisconsin, il travaille à mi-temps chez Gilson Medical Electronics pour payer ses études, planchant, après la fermeture, sur la conception de son propre équipement pour son E-Scow et ses chars à glace. Un soir, il fait accidentellement tomber des billes de roulement par terre. « J'ai été impressionné par la hauteur à laquelle elles ont rebondi », se souvient-il. « Plus la masse est faible, plus l'accélération est importante. C'est le principe des poulies sur un bateau. Leur mouvement s'arrête et repart sans cesse. » Peter remplace alors les roulements à aiguilles en acier inoxydable de ses poulies par des roulements à billes en nylon de 1/4". Son voilier devient ainsi une plateforme de test pour ses réalisations. Lors des régates, ses concurrents constatent que Peter parvient à choquer plus rapidement ses voiles et que ses équipements fonctionnent de manière plus fluide que les leurs, et ses « poulies noires à billes blanches en plastique » commencent à faire parler d'elles. 

    Pendant sa première année au Georgia Institute of Technology, Olaf dépense lui aussi l'argent de son père en se rendant dans le Wisconsin pendant les vacances pour aider Peter et s'assurer qu'il prend du bon temps. Une fois son diplôme en poche, il passe trois ans et demi dans la Navy comme officier à bord d'un destroyer stationné dans le Pacifique Nord. Son navire est l'un des premiers engagés dans la guerre du Vietnam. À son retour en 1967, les deux frères lancent avec deux amis une petite affaire éphémère de construction de voiliers/voilerie/fabrication de poulies à roulements à billes baptisée Scanda. Mais le monde de la voile ne se précipite pas à leur porte, et Scanda se résume bientôt à un seul homme : Peter.

    Peter persévère, Olaf suit

    Olaf travaille dans l'ingénierie à New York, mais revient dans le Wisconsin courant 1967 pour aider Peter à construire des voiliers à destination du marché universitaire. « Je ne saurai jamais pourquoi j'ai alors pris cette décision », affirme Olaf. La nouvelle entreprise Vanguard Boats (qui deviendra plus tard Harken Yacht Equipment) s'installe dans un garage à l'abandon de Waukesha, dans le Wisconsin. Le bâtiment possède un petit bureau à l'avant, un atelier s'étendant sur environ 20 m de long et, à l'arrière, une immense porte sur toute la hauteur de la façade. Le bureau est succinctement aménagé : deux portes posées sur des tréteaux, une vieille machine à écrire, un téléphone et un classeur à tiroirs. Il est séparé de l'atelier fibre de verre et de la zone d'assemblage par une plaque en polyéthylène. Un ventilateur installé sur une fenêtre extrait les émanations. Inutile de préciser que les représentants de l'agence américaine en charge des questions de santé et de sécurité au travail (OSHA) sont éberlués par ces conditions de travail, bien qu'étonnamment, ils ne fassent pas fermer les lieux. Côté marketing, tout se résume à des virées nocturnes à bord d'un vieux break Chevy, avec Peter au volant et Olaf installé à l'arrière, tapant des brochures sur sa machine à écrire. La première année, ils gagnent au total 3 800 $.

    Naissance de Harken/Vanguard

    History - LeRoy StippichLeroy et Al Stippich, les propriétaires d'une entreprise de fabrication d'outillage (Accurate Products) qui avaient loué à Peter et Olaf leur premier atelier, apprennent que ceux-ci ne disposent pas des fonds nécessaires à l'acquisition des moules à injection et des matrices à estamper pour la production à grande échelle de leurs poulies à roulements à billes. Les Stippich se prennent d'affection pour Peter et Olaf. Ils se retrouvent en ces deux jeunes frères qui partent quasiment de rien, comme ils l'ont fait avant eux. Ils leur proposent de construire l'outillage à leurs frais et de produire les poulies pour eux. L'accord se conclut d'une poignée de main et perdure jusqu'en 2010, année où Harken rachète Accurate Products. 

    Gary vend ces premiers modèles de poulies à Lowell North et Buddy Friedrichs, tous deux médaillés d'or (Star et Dragon) des Jeux olympiques de 1968. Bruce Kirby, éditeur de One Design & Offshore Yachtsman (aujourd'hui Sailing World) fait paraître une publicité de Peter et Olaf sur leur victoire et rédige un éditorial sur le ton de l'humour suggérant que les poulies Harken sont dangereuses en raison de la rapidité avec laquelle elles permettent d'envoyer les voiles. « Ces accessoires diaboliques sont les poulies à roulement à billes Harken, et, à mon avis, il faudra bien des années avant que les architectes navals ne conçoivent des bateaux assez rapides pour être au niveau de ces poulies. » Certains lecteurs prennent ses propos au sérieux, entraînant une controverse qui s'avère une formidable publicité. La vente des poulies décolle alors.

    History - First employeeHarken/Vanguard se développe et a besoin d'une secrétaire-comptable-réceptionniste-assistante de direction. Une seule candidate répond à l'annonce. Rose Sorensen est intelligente, n'a jamais manqué le moindre jour d'école et ne fait pas de fautes d'orthographe. Elle se demande sans doute encore ce qui lui a pris d'accepter ce poste. Rose devient rapidement indispensable. À son départ en retraite en 2010, elle est Directrice RH et Secrétaire générale.

    Alors que les affaires battent leur plein, Peter et Olaf passent une annonce dans le journal local pour engager un lamineur de fibre de verre au salaire horaire de 3 $. Bob Gramins et Don Michaelson postulent tous les deux. Ils déclarent à Peter et Olaf qu'ils travaillent en équipe et réclament 5 € de l'heure chacun. Ils leur prouvent que cet investissement conséquent en vaut la peine en construisant de A à Z un magnifique Flying Junior en deux fois moins de temps qu'il n'en faut aux deux frères. Les « Plastic Fantastics » se bâtissent une réputation auprès de leurs collègues grâce à la haute qualité de leurs dériveurs Flying Junior et Badger Tech. Don demeure chez Vanguard jusqu'à ce que Peter et Olaf revendent leur activité de fabrication de voiliers.

    Pour la jeune entreprise, croissance et emprunts vont de pair. Une banque locale compréhensive leur accorde de petits prêts, jusqu'à ce que Vanguard ait besoin de 10 000 $. La banque signifie à Olaf (alors trésorier) que sa demande doit être soumise au conseil d'administration. Après avoir lu le rapport financier d'Olaf, un document ponctué de chiffres fantaisistes et d'erreurs de calcul gribouillé à la hâte sur un bloc-notes, la personne en charge des prêts secoue la tête et déclare : « Bien, je vais improviser avec tout ça. »

    Développement de l'activité

    Avec le succès de la gamme de dériveurs pour le marché de la voile universitaire et la popularité internationale de la ligne de poulies en pleine expansion, Harken/Vanguard investit en 1971 un bâtiment plus spacieux à Pewaukee, dans le Wisconsin. Pour le financer, ils doivent produire plus de bateaux. Ils décident alors de tenter d'obtenir une licence américaine de construction du 470. Ils pensent (à raison) que ce dériveur en double à simple trapèze hautes performances deviendra une série olympique en 1976. Pendant les discussions, son concepteur, André Cornu, annonce qu'il exige une garantie de 5 000 bateaux par an dans la mesure où les États-Unis sont bien plus vastes que la France. Il accepte de baisser ce chiffre à 2 000 dériveurs par an après que Peter lui a expliqué que le marché américain n'était pas si étendu. Ce dernier lui avoue qu'il ne peut même pas lui promettre un bateau, mais lui affirme qu'il fera tout son possible. Vanguard en construit 350 la première année, ce qui est excellent pour le marché de l'époque aux États-Unis.

    Les 470 Harken/Vanguard s'attachent à offrir des plans de pont complets aux prétendants à une médaille olympique. Les jeunes coureurs tels que le vainqueur 2003 des US Sailor of the Year Awards, Augie Diaz, arrivent en foule pour travailler sur leur bateau et donnent à Peter et Olaf de nombreuses idées d'amélioration. Le plaisir des débuts perdure. « Pendant la période bénie du 470, notre affection et notre respect se mesuraient au nombre d'insultes et de blagues dont nous abusions lors des régates auxquelles nous participions. Augie figurait parmi les meilleurs coureurs sur 470 et il était très apprécié. Une nuit, nous avons gréé son dériveur à sa place. Il était prêt à naviguer, avec les voiles et le reste. Au matin, nous avons entendu une rafale de jurons en espagnol. Le bateau d'Augie flottait tranquillement dans la piscine du Yacht Club de Davis Islands ! »

    Contre vents et marées

    L'effondrement des ventes de bateaux lors du choc pétrolier oblige à enchaîner les licenciements. Pour occuper l'atelier fibre de verre, Peter et Olaf décident de construire des gouvernails, des dérives, des kayaks ainsi que des modèles réduits de bateau afin d'améliorer la rentabilité de l'entreprise. C'est dans ce contexte économique sombre qu'Arthur Mitchel, ancien compagnon de chambrée de Peter lorsqu'il était à l'université, alors Vice-président du service fiduciaire d'un grand établissement bancaire, décide de rejoindre ses amis, constatant qu'ils s'amusent beaucoup avec leur fibre de verre. Mitch apporte à l'entreprise son sens de l'organisation. Aujourd'hui Directeur d'exploitation, il est en semi-retraite et se demande toujours comment faire pour prendre véritablement sa retraite, personne ne souhaitant qu'il quitte complètement l'entreprise !

    Le Finn Vanguard à la rescousse

    History - Olympic FinnAlors que la production de voiliers continue à stagner, Joerg Bruder, champion du monde de Finn, conçoit un Finn pour le maître-voilier Peter Conrad et demande à Vanguard d'en construire deux. Baptisés Blue Dog et Yellow Dog, ceux-ci sont particulièrement lents. Joerg est le seul à pouvoir leur faire prendre de la vitesse. Peter reprend tout à zéro. Son nouveau modèle combine la proue étroite du Newport (phénoménal au près et incertain aux allures portantes) et l'arrière plat du Teal (rapide aux allures portantes mais lent au près). Entre les deux, Peter privilégie les lignes droites. Il s'imagine que lorsque les molécules d'eau frappent la proue, elles cherchent à atteindre l'arrière aussi rapidement que possible. Lorsque le mesureur John Christianson découvre le nouveau Finn, il constate que la proue est bien trop étroite. « C'est un bateau vraiment bien fait, un bateau magnifique. Dommage que ce ne soit pas un Finn », déplore-t-il. Peter et Olaf réparent l'erreur, et le voilier est amené par John Bertrand et Bill Allen au Southern Yacht Club pour les Finn North Americans, où leurs concurrents se moquent d'eux à cause de leurs genouillères jugées peu viriles. Ils finissent aux première et deuxième places de la régate, et les commandes de Finn Vanguard affluent.

    Sur la voie de l'expansion

    Peter et Olaf souhaitent développer une ligne de poulies Big Boat en complément des versions Small Boat, mais ils se heurtent à un obstacle majeur. Les roulements à billes en Delrin® qu'ils utilisent ne sont pas capables d'encaisser les charges prévues. « Nous imaginions que, quelque part, un savant un peu fou devait avoir inventé la solution à nos idées farfelues », confie Peter. « La société Amoco venait tout juste de commercialiser le Torlon®. C'était le plastique le plus résistant au monde. Le matériau idéal pour notre prototype de poulie d'écoute de grand-voile ! »

    « Nous ne fabriquions que des petits bateaux et ne connaissions quasiment personne dans le monde des grands bateaux aux États-Unis. Nous avons rencontré l'équipe suédoise de la Coupe de l'America en Floride, lors des épreuves du SORC de 1976, et lui avons demandé si elle voulait tester notre prototype sur Sverige, le 12 mètres qu'elle engageait à la Coupe de 1977. À l'issue des régates préliminaires, l'équipe nous a dit que notre poulie d'écoute de grand-voile était la seule qu'elle n'avait pas été obligée de remplacer. »

    Un contrat avec la fédération de voile russe

    Harken et Vanguard sont choisis pour fournir les moules, pièces, bateaux et équipements en vue des Jeux olympiques de 1980 en Russie. L'équipe estonienne de construction de voiliers des chantiers navals de Tallinn arrive au moment d'Halloween, accompagnée de ses chaperons russes, pour apprendre les secrets de la fabrication de Finn et de 470 robustes et légers. Tous restent perplexes devant les employés qui les accueillent vêtus de déguisements. Au cours de leur séjour, les Russes s'initient au football américain, deviennent des fans du groupe de rock de Harken, visitent Chicago et se découvrent une passion pour le Jack Daniels. Après leur départ, des représentants en trench-coat et chapeau du département d'État américain viennent demander à Peter et Olaf de s'assurer que la délégation reste à Pewaukee. Oups !

    History - Russian visitors on Halloween

    La France accueille Harken en 1986

    Au début, seules quatre personnes travaillent dans les petits locaux de Patrick Rieupeyrout à La Rochelle. Chez Barlow Marine Europe, entreprise spécialisée dans les produits Harken et les winchs Barient et Barlow, tout le monde touche à tout : conditionnement, service technique et support spécial régate. Aujourd’hui, cette division active de Harken fournit des équipements et un support technique de premier ordre pour tout type de voiliers, des One Design aux multicoques géants en passant par les bateaux de régate hauturiers, ainsi qu’aux chantiers OEM.

    Adieu Vanguard

    L’activité accastillage entraîne une croissance rapide de l’activité construction de voiliers, et il devient trop difficile de mener les deux de front. Steve Clark et Chip Johns, de Quarter Moon, Inc., font alors une offre de rachat de Vanguard, et Peter et Olaf leur cèdent à contre cœur l’outillage et le nom Vanguard. Les employés passent une semaine bien remplie à transmettre aux nouveaux propriétaires les informations et les méthodes de fabrication nécessaires, mais pour eux, Vanguard ne se résume pas à la simple construction de bateaux. Il y a en eux un esprit de camaraderie, l’envie de se dépasser et la fierté de créer les meilleurs dériveurs au monde. Jusque-là, leurs voiliers étaient souvent expédiés avec une note un peu folle de l’équipe de l’atelier. Les Finn étaient conditionnés avec la mention « To Russia with Love » et accompagnés d’une bouteille de Champagne et d’un message assurant au client que son bateau était sans nul doute le meilleur jamais construit par Vanguard.

    Aucun voilier ne quittait l’entreprise sans l’approbation de Peter et Olaf. Leurs contrôles qualité étaient impitoyables. Ils trouvaient à chaque fois quelque chose qui n’allait pas au moment de charger le conteneur, souvent à une heure avancée de la nuit. Le point litigieux était systématiquement réparé ou remplacé, au grand désespoir d’une équipe exténuée, mais personne n’était jamais pointé du doigt.

    Un chapitre se referme, un autre s’ouvre

    History - Bonassi and Barbarossa winchesHarken prend la décision judicieuse d’acquérir l’entreprise italienne Barbarossa, spécialisée dans les winchs, des frères Luca et Tony Bassani. Les winchs Harken en aluminium ne tardent pas à s’imposer.

    Pour célébrer cette nouvelle alliance, les employés de Harken prennent des cours d’italien et inventent l’« italo-pewaukanese ».

    Ingénieur en chef chez Harken Italy, Luciano Bonassi se forge une réputation grâce à la rapidité à laquelle il est capable de réaliser à la main les croquis de conception des winchs. Au cours de sa carrière chez Harken, il en produit plus de 36 000. Ce brillant ingénieur a des amis des deux côtés de l’Atlantique.

    « Nous savions que si nous nous lancions dans la compétition pour les winchs de la Coupe de l’America, l’engagement devait être total », commente Peter. « C’était risqué, parce qu’en cas d’échec, le monde entier en serait informé. C’est comme se lancer dans l’arène. Ne recherchez ni louanges, ni sourires, ni tapes dans le dos, car la concurrence s’annonce féroce. Nous avons averti notre équipe : “Attention, la pression va être énorme. Parfois il faudra travailler jour et nuit. Sans plaintes ni jérémiades.” »

    Une amitié de longue date entre John Street, le distributeur Harken d’Auckland, et Sir Peter Blake, responsable du syndicat néo-zélandais ouvre la porte à Harken. Peter Blake demande à Peter et Olaf Harken s’ils sont en mesure de garantir les performances de leurs winchs. Ils lui répondent qu’ils peuvent uniquement lui garantir qu’ils travailleraient d’arrache-pied, jour et nuit s’il le fallait, pour le maintenir en course. Leurs winchs possèdent une poupée en fibres de carbone (une première dans l’industrie) et sont bien plus légers que les modèles concurrents. Peter Blake, qui apprécie également l’approche directe et franche des deux frères ainsi que leur engagement, décide de prendre le risque. Team New Zealand remporte la Coupe. C’est la première fois de l’histoire de la Coupe qu’une seule et même entreprise fournit aux deux finalistes l’ensemble des winchs et de l’accastillage de pont.

    History - TNZ 1995

    Amoco Procyon : un voilier à la conception futuriste

    La crise qui frappe le marché de la voile incite Olaf et un groupe d’autres leaders du secteur à développer un voilier-concept dans l’espoir de redynamiser l’activité. Mesurant 20 mètres, Amoco Procyon (du nom de l’étoile la plus brillante de la constellation du Petit Chien) incarne une approche innovante privilégiant la facilité de navigation au travers de ses commandes par boutons poussoirs. Un grand nombre des systèmes sur mesure équipant Procyon sont le fait d’ingénieurs Harken : quille inclinable, double poste de barre, gouvernail à roulements, enrouleur de grand-voile et système de relevage/abaissement à rail et chariot du bipode. Très répandus à l’heure actuelle, ces dispositifs étaient inédits à cette époque. Cette année-là, Procyon remporte le prix « Popular Science » dans la catégorie loisirs.

    Les divisions se multiplient

    Plus de la moitié des activités de Harken concernant l’international, Olaf et le Responsable marketing adjoint, Bill Goggins (désormais Directeur général de Harken USA), réalisent l’importance de continuer à établir des filiales pour mieux servir les clients d’Europe et d’Asie.

    Harken Sweden
    En 1998, Erich Hagen rejoint Harken en tant que distributeur exclusif pour la Suède et la Norvège. Il prend sa retraite après 12 années de partenariat fructueux. Fredrik Bergström est aujourd’hui à la tête de l’équipe Harken Sweden, qui œuvre au renforcement de la présence des produits Harken sur ces marchés.

    Harken Australia
    Distributeur indépendant pendant de nombreuses années, Harken Australia devient la propriété de Harken en 2006. « Cela nous permet de contrôler notre propre destinée sur ce marché majeur », indique Peter Harken. Vétéran de l’industrie, Carl Watson est nommé à la tête de la nouvelle division de vente et de services. Au départ en retraite de Carl, Grant Pellew devient Directeur général.

    Harken New Zealand
    L’entreprise Fosters, distributeur Harken depuis 1978, est également rachetée et renommée Harken New Zealand en 2006. Garry Lock, coureur expérimenté sur quillard et dériveur en poste depuis 15 ans chez Cookson Boats, devient Directeur général de la nouvelle division. Sous sa houlette, le personnel expérimenté de Fosters continue à renforcer la présence de Harken dans le Pacifique.

    Harken UK
    En 1999, lorsque Clyde Marine entame une restructuration et cède Simpson Lawrence, son activité de distribution de produits Harken, l’interlocuteur de Harken, Andy Ash-Vie (à présent Directeur général), fait de la résistance et déclare : « Ça suffit ! Harken doit être autonome. » Sa femme, Cathy (aujourd’hui Responsable commerciale), et lui parviennent à faire venir Peter et Olaf au Royaume-Uni et à les convaincre de la pertinence d’établir une société Harken dédiée. Au début, ils travaillent à partir de leur domicile, mais les cartons de pièces s’accumulent rapidement, envahissant bientôt toutes les pièces de la maison, le garage et le jardin, ce qui les oblige à déménager leur activité dans des locaux plus spacieux. Actuellement, le bâtiment qui accueille l’équipe en plein essor occupe plus de 570 mètres carrés. Un permis de construire autorise Harken UK à doubler sa superficie.

    Bureau de vente et de services en Pologne
    En 2009, la Directrice générale Magdalena Rakowicz prend la tête du bureau Harken de vente et de services de Varsovie. Face au développement des chantiers navals et à l’intérêt croissant pour la voile, Magdalena réussit à rapidement imposer Harken sur le marché polonais. Aujourd’hui, Zofia Truchanowicz, qui a pris sa suite, peut s’appuyer sur les solides bases qu’elle a construites. « Son expérience de la voile et des fonctions administratives représentent déjà un parcours remarquable », commente Peter. « Elle est parfaitement en phase avec notre culture. Bienvenue de la part de toute l’équipe Harken Zofia ! »

    « Nous anticipons l’avenir et investissons dans le futur au travers de notre bien le plus précieux : notre capital humain et son expérience », expliquent Peter et Olaf. « Par ces évolutions, nous souhaitons être présents dans des régions où nous serons le mieux à même de servir nos clients et de favoriser le développement de nos employés. Nous avons à cette fin promu des leaders clés issus de Harken, et nous continuerons à nous impliquer dans notre entreprise et dans ce secteur que nous aimons tant. »

    En tant que Présidents du Conseil d’administration, Peter et Olaf pensent ce qu’ils disent. Ils n’ont jamais renoncé ni levé le pied, s’efforçant sans relâche d’entretenir l’espoir de tous en leur proposant de nouvelles idées et des projets ambitieux.

    Nouveaux sites pour le siège de Harken et pour Harken Italy

    Harken Italy construit de nouvelles installations de fabrication de winchs exploitant les principes de production « lean ». Harken USA suit le mouvement en rachetant Accurate Products, la première entreprise à avoir cru en Peter et Olaf. Les deux frères regroupent les activités de Waukesha et de Pewaukee au sein de nouvelles installations lean plus vastes et plus efficaces, d’une superficie de 17 500 mètres carrés. Le premier niveau du bâtiment, construit sur un terrain de 10 hectares à Pewaukee, accueille les opérations de fabrication, d’assemblage, d’expédition et d’entreposage. Le second niveau est quant à lui occupé par les bureaux. L’extérieur, qui comporte un vaste étang de retenue, bordé sur trois côtés d’une herbe dense et d’un marécage, constitue un havre de paix pour les chevreuils, oies, grues, aigrettes et canards. Des panneaux invitent à faire attention à la vie sauvage tout au long de la voie d’accès.

    History - new buildings

    Un nouveau cap

    Les ingénieurs Harken s’attaquent à un nouveau domaine : l’hydraulique. Comme à son habitude, l’entreprise vise haut et utilise l’immense trimaran d’Oracle Team USA pour la Coupe de l’America comme plateforme de développement de ses systèmes. Tous les après-midi, le travail s’interrompt chez Harken pour permettre aux employés de suivre les régates préliminaires particulièrement disputées.

    À la surprise générale, Oracle Team bat Emirates Team New Zealand au terme de l’édition la plus longue et la plus acharnée de l’histoire de la Coupe de l’America. Une victoire de taille pour les produits hydrauliques Harken !

    Vers la diversification

    Harken décide également de se pencher sérieusement sur un autre domaine qu’il explore déjà depuis longtemps : l’industrie. L’entreprise adapte ainsi ses winchs, poulies et chariots à un usage industriel couvrant notamment les applications d’accès et de sauvetage, les interventions sur les éoliennes et les bâtiments, ainsi que le gréage de spectacles. Parmi ses produits les plus populaires figure le PowerSeat®. Ce siège motorisé est mis à l’honneur dans l’émission Morning News sur CBS, qui présente des ouvriers l’utilisant pour nettoyer les surfaces vitrées du Grand Canyon Skywalk et descendre au fond du canyon pour en remonter tous les déchets qui s’y sont accumulés.

    History - PowerSeat

    En pleine expansion, l’activité Canvas fournit aux clients des articles textiles pour la voile et l’industrie. Les housses et tauds pour voiliers sont réalisés sur mesure, tandis que la gamme de sacs et bagages souples est conçue et fabriquée à la main aux États-Unis. Harken Canvas a renforcé sa production grâce à des contrats de découpe et de couture pour les services de police, le secteur médical, l’industrie du forage ainsi que des start-up.

    Les palans Harken se développent également avec une gamme complète dédiée au rangement en hauteur de canoës/kayaks, planches de stand-up paddle, vélos et hard-tops de Jeep® et de pick-up.

    La robotisation et l’extension des capacités de production ont favorisé la croissance en marge du secteur de la voile, nos ateliers d’usinage internes pouvant fournir aux entreprises des vannes, arbres, platines, terminaisons et une foule d’autres produits externalisés. Dans le cadre d’une autre évolution majeure, nous adaptons nos poulies, winchs, chariots et enrouleurs à un usage industriel. Leur poids réduit, leur résistance et leur format compact en font en effet des produits parfaits pour une multitude d’applications utilisant des cordes : marine marchande, services publics, sauvetage, éolien, construction, spectacle…

    Au fil de l’expansion de ses activités, Harken ne s’est jamais détourné des valeurs clés d’excellence des produits et de satisfaction des clients auxquelles il reste fidèle, de l’accueil téléphonique au support personnalisé de nos techniciens et du personnel du service clients. Et ces principes directeurs établis par Peter et Olaf Harken tout au long de ces années continuent à nous guider à l’heure où Harken regarde vers l’avenir.

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